A la chaîne et a la ligne, la Bretagne prolétaire de Joseph Ponthus En 2019, Joseph Ponthus publie A la ligne, le récit de sa vie d'ouvrier dans les usines agro-alimentaires du sud de la Bretagne. L'auteur a alors 40 ans et c'est son premier livre. Joseph Ponthus connaît un vif succes, remporte des prix littéraires, est traduit dans plusieurs langues. Sans respiration, sans ponctuation, les mots défilent dans un genre rare, celui de la littérature prolétarienne. En vers libre, mi-roman, mi-poésie, son phrasé nous entraîne dans le pénible labeur de l'usine. Il reflete la mécanique implacable de la chaîne, qui s'imprime dans les esprits et dans les corps. Au Japon, l'art des charpentiers C'est un pays bâti sur une terre de malédictions, une île secouée par des séismes et quasiment dépourvue de fer, donc d'acier. De ces failles, les Japonais ont su faire une aubaine : un art de la construction en bois a nul autre pareil, fondé sur les principes d'impermanence et de simplicité. Au Japon, on n'a pas de fer mais on a des forets. Pres des deux tiers du pays en sont recouverts. Dans ce labyrinthe d'arbres robustes, les futs s'élancent vers le ciel a plusieurs dizaines de metres du sol. Au Monténégro, le gâteau dragon de Sanela A Podgorica, Sanela prépare le gâteau-dragon de Budva, dessert traditionnel des fetes. Elle réalise une pâte qui se mele a une garniture aux amandes, au citron et au marasquin et qui prend la forme d'un dragon pret a cuire. Le gâteau sort du four et se savoure en famille, et tradition oblige, la tete du dragon revient a la plus jeune. Au Danemark, les naufragés des camps nazis Dans le port danois de Klintholm, deux cents âmes vivent a l'écart du monde, entre les falaises de l'île de Mon et la Baltique. Il y a quatre-vingts ans, une barge venue de l'est accoste, apportant avec elle l'ombre d'un crime contre l'humanité. Longue de 60 metres et remorquée par des soldats allemands, la barge arrive comme un fantôme du Troisieme Reich...