A peine réélu, Donald Trump a pris tout le monde de court en imposant une hausse brutale des droits de douane, visant d'abord la Chine, mais aussi de nombreux partenaires commerciaux. Washington ne veut plus composer avec les regles du commerce international, il veut les imposer. Baptisé "Liberation Day" par la Maison Blanche, ce basculement repose sur une logique simple : les taxes douanieres doivent permettre de réindustrialiser, protéger l'emploi, répondre au sentiment de déclassement d'une partie de l'électorat, mais aussi contraindre partenaires et rivaux a s'aligner. Ce retour au protectionnisme est complété par une série de coupes budgétaires, notamment dans l'aide internationale. L'agence gouvernementale humanitaire USAID, longtemps pilier du soft power américain, a vu ses financements drastiquement réduits, entraînant la suspension de centaines de programmes a travers le monde. En République démocratique du Congo, les répercussions ont été immédiates. Dans l'espoir de récupérer les aides américaines, le pays doit désormais payer des honoraires mirobolants aux lobbys proches du président. Et confier l'exploitation de ses ressources naturelles a des entreprises américaines... Ambitions impérialistes Car derriere ces mesures choc se joue une autre bataille, celle des ressources critiques. Terres rares, cobalt, lithium, nickel : ces matériaux sont indispensables a toutes les technologies modernes, y compris militaires. Pour l'exploitation de certains d'entre eux, comme les terres rares, la Chine domine haut la main, bénéficiant ainsi d'un levier stratégique et économique majeur face aux États-Unis. Pour réduire cette dépendance, Washington cherche des alternatives. Le Groenland, riche en terres rares et situé au ceur des routes arctiques, fait partie des objectifs du président, qui souhaite annexer le territoire malgré ses liens avec le Danemark. Face a la montée en puissance chinoise, l'administration Trump ne cache plus ses ambitions impérialistes et fait fi des anciennes alliances. Le monde s'organise désormais autour de ces rapports de force. L'économie devient le terrain central de la rivalité entre grandes puissances.