Grâce a ses multiples sites a couper le souffle, la France est de loin la premiere destination touristique mondiale. 75 millions de visiteurs en 2023. Probleme, pendant les vacances, le pays est envahi et certaines régions saturent. Villages pris d'assaut, nuisances sonores et sites naturels saccagés... parfois les locaux vivent un enfer. Et chaque été ils se battent pour défendre leur territoire. A Argeles-sur-Mer , une station balnéaire au sud de Perpignan, c'est le bruit qui fait craquer les habitants. Tous les étés, 700 000 vacanciers débarquent pour profiter du bord de mer mais aussi des dizaines de bars ouverts toute la nuit. Les riverains sont a bout de nerfs, impossible de dormir. Pire, trente kilometres plus au nord, au Barcares, c'est carrément un festival de musique techno et ses 100 000 festivaliers qui leur font vivre un cauchemar pendant trois jours et trois nuits. Et toutes les régions sont concernées par la déferlante du tourisme de masse. Meme les coins les plus reculés sont touchés. Chaque été, les Gorges de l'Ardeche voient défiler deux millions de visiteurs, six fois la population du département ! La riviere se transforme en gigantesque autoroute pour kayakistes. Pollution, incivilités, camping sauvage... les gendarmes sont sur tous les fronts pour tenter de ramener le calme. Quand le tourisme échappe a tout contrôle, les conséquences peuvent aller encore plus loin. Sur le littoral certains habitants sont chassés de chez eux ! Poussés vers la sortie par la pression immobiliere. Dans le sud-ouest de la France, les prix a l'achat ont augmenté de 40 % en quelques années. Conséquence: les petits salaires ne peuvent plus se loger. Notre enquete révele aussi comment certains propriétaires peu scrupuleux se débarrassent de leurs locataires pendant les mois d'été pour louer leur bien quatre fois plus cher aux vacanciers. Alors pour essayer de limiter ce surtourisme, des municipalités prennent des mesures radicales. Dans les Côtes d'Armor, sur la minuscule île de Bréhat ou 6 000 vacanciers débarquent tous les jours, le maire a instauré un quota: il limite la fréquentation a 400 personnes par jour pendant l'été. Une mesure qui crée la polémique sur l'île.